Retour sur le box-office de 2025 — et ce qu'on attend le plus pour 2026.
Chaque samedi, on décortique l’actu ciné de la semaine — et on parle de films, aussi.
Au menu cette semaine, on vous explique pourquoi parler de box-office français décevant pour 2025 est en partie faux, on vous donne les films qu’on attend le plus en 2026, on revient sur les films de la semaine, on vous recommande des petites choses — et plus encore.
C’est entendu, 2025 fut une annus horribilis en termes de box-office. Mais derrière des chiffres alarmants, bientôt récupérés par une classe politique moins affûtée qu’une poule avec un couteau, que peut-on dire des douze derniers mois, et des perspectives qu’ils tracent pour le secteur ?
La ritournelle sinistre est montée tout au long du dernier trimestre 2025, pour se cristalliser en une valse funeste, répétée à qui mieux-mieux dès le 1er janvier 2026. De news en chronique, de reportage en analyse, de vœux en dénonciations psalmodiées, un constat s’impose : les spectateurs ont été bien moins nombreux dans les salles en 2025 qu’en 2024.
Les exploitants affichent une baisse de 13,6% par rapport au précédent exercice, aboutissant à une fréquentation légèrement inférieure à 160 millions de tickets vendus. Pas de quoi sourire, ni même envisager l’avenir proche avec une franche décontraction. En effet, ces chiffres en recul incluent les résultats (partiels mais plus vigoureux qu’un bouc dans un champ de poivriers) de Zootopie 2 et Avatar : de Feu et de Cendres, lesquels ont attiré le public en masse. Mais rien n’y fait, rien n’y fit, les serpents numériques, pas plus que les schtroumpfs sous stéroïdes, ou les Tuches sur le retour ne seront parvenus à sauver cette année.
Même Neytiri tire la gueule… (© Disney)
L’industrie du cinéma est connue pour professer sa propre disparition au moins une fois par décennie, mais l’avènement des géants de la SVoD au cours des quinze dernières années, suivi de politiques économiques traitant le pouvoir d’achat du public avec moins de diligence qu’un porc truffier une truffe aboutissent à une situation exceptionnellement tendue, des inquiétudes plus vives que jamais, sur le point de virer franchement à l’angoisse existentielle.
Laquelle n’est pas tout à fait illégitime, car si les plateformes pouvaient sembler s’attaquer plus frontalement à la télévision linéaire qu’au cinéma à proprement parler, tandis que le cinéma demeurait une pratique accessible à un grand nombre, ces réalités changent rapidement. En effet, le rachat de Warner par Netflix a frappé une industrie qui n’en demandait pas tant, et demeure encore dans un état de sidération pendue aux indiscrétions et rumeurs pour découvrir à quelle sauce seront mangés les “assets” d’un des plus prestigieux studios de l’histoire cinématographique américaine. En parallèle, inflation, art opératif des crises enchâssées et quelques autres joyeusetés ont fait exploser le prix des places et fondre les liquidités des ménages. Aller au cinéma n’a plus rien d’une dépense anodine pour une fraction croissante de la population française et il n’est pas interdit de penser que la fréquentation a plus tenu ces vingt-quatre derniers mois par la puissance des habitus, l’amour des salles, bref l’investissement culturel de la population française, que la capacité réelle de ses membres à maintenir un tel poste de dépense.
Enfin, la triple crise qui traverse le cinéma américain (économique, structurelle, artistique), venue percuter le secteur après une grève bien velue, a engendré une série de productions qu’un aveugle hésiterait à qualifier d’irregardables et qu’un équarrisseur pourrait confondre avec son outil de travail.
On ne va pas refaire ici le match, ni se désoler une énième fois que Tom Cruise ait survécu à sa dernière pitrerie aéroportée, tandis que les dinosaures numériques de Jurassic World s'avèrent bien incapables de boulotter concrètement une palanquée d’acteurs finis au vermouth… le fait est que les locomotives rugissantes d’Hollywood sont à peine parvenues à entrer en gare en 2025.
Mais faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain ? Devons-nous nous priver de répondre pied à pied aux éditocrates consanguins qui lèchent la pomme des nuées de politiciens véreux d’extrême droite, occupés depuis des mois (des années) à annoncer la mise à mort, non pas du cerf sacré, mais du cinéma et surtout de son financement collectif ? Car — et on y reviendra dans ces colonnes sous peu — l’offensive de longue date menée par les fils de Pétain qui se rêvent déjà à la tête de ce pays pourrait bien porter ses fruits.
Et bien, et c’est là que cette diatribe fatiguée sort de sa chrysalide médiocre pour se muer en vœux maladroits : tout ne va pas si mal au royaume du cinéma. Dans un pays où la culture participe pour plus de 15% du PIB (et où le cinéma peut se risquer à prétendre à une force de traction supérieure à celle des festivals de mimodrames en chaussette), le cinéma hexagonal montre même des signes de vigueur remarquables.
Avec 6% de croissance sur les marchés étrangers, le cinéma français continue de plaire et de progresser à l’international. Une bonne santé que les millions de morts engendrés par la découverte hilare et désespérée du Dracula de Luc Besson ne saurait amoindrir. Et quant à notre marché domestique, s’il souffre de ses sales, il produit et distribue salement bien. Ainsi que l’a exprimé Simon Robert (Zinc) sur LinkedIn — AKA le réseau des enfers — plusieurs distributeurs indépendants ont connu ou reproduit des performances historiques. L’Atelier, Tandem, Ad Vitam, Nour ou encore Pyramide, pour ne citer qu’eux, ont surperformé.
Et les films devenus des hits dormants, des succès bien plus que d’estime, se sont accumulés. On ne reviendra pas ici en détail sur chacune de ces réussites, elles furent nombreuses et loin d’être toujours prévisibles. On se contentera simplement de dire qu’un pays dont 1 million de citoyens trouvent le temps, l’argent, ou la motivation de découvrir La Femme la plus riche du monde est un pays qui ne va pas si mal que ça. De même, l’invraisemblable diversité des films portés par nos distributeurs indépendants laisse croire qu’ils attirent, motivent et rassemblent non pas un public de cinéphiles élargis (tout le monde est bien conscient de la dimension douteuse de ce vocable) mais quantité de publics vastement différents.
Elle a pas l’air d’apprécier la réflexion de Simon… (© Haut et Court)
À l’heure où puissance de calcul, accessibilité technologique et avènement des plateformes permettent d’affirmer que jamais nous n’avons collectivement eu accès ni visionné autant d’œuvres audiovisuelles, regarder l’avenir à travers le seul prisme des difficultés qui s’abattent sur les salles n’est pas seulement trompeur, c’est aussi fournir à qui entend piétiner des décennies de financement collectif du cinéma, de grosses grolles à coques.
Alors, haut les cœurs, regardons bien en face les réussites et les succès qui s’annoncent, et demandons-nous comment le cinéma français peut prendre la place qui lui échoit, plutôt que de redouter les augures de main.
On commence 2026 doucement, le bilan de l’année étant encore très frais. Mais peut-être peut-on arrêter de regarder dans le rétroviseur, pour commencer à se projeter. Parce qu’on le sait d’avance : 2026 sera encore un bon cru de cinéma. Une fois encore.
Histoire de se faire une petite idée de ce qui nous attend en dehors de certains titres évidents (comprendre des films qui sortent dans trois semaines) ou des blockbusters mastodontes dont tout le monde parlera quoi qu’il en soit, l’équipe de RST s’est penchée sur des films un peu moins cités dans les listes et qui méritent pour autant toute votre attention.
15 films à rajouter à votre watchlist de toute urgence.
L’inconnue, d’Arthur Harari — très attendu par Sophie, Arthur et Alexis
Pas facile de rebondir après un succès aussi tonitruant qu’Anatomie d’une chute. Le désormais oscarisé Arthur Harari doit signer cette année son troisième long-métrage, après Diamant Noir et Onoda. Toujours en dehors des sentiers battus, fort d’une expérience de scénariste solide, Harari a certainement de quoi nous surprendre avec cette adaptation d’une BD fantastique déjà cosignée par Harari et son frère Lucas (Le Cas David Zimmerman), qui raconte l’histoire d’un photographe qui se réveille au lendemain d’une soirée dans le corps d’une inconnue qu’il a capté avec son appareil la veille — l’inconnue en question étant interprétée par Léa Seydoux. On le voit déjà à Cannes en compétition, et dans nos tops respectifs.
Mystère mystère.. (© Pathé)
Après, de Kirill Serebrennikov — attendu par Arthur et Alexis (minimum)
Inutile d'en dire plus : le maître du cinéma russe contemporain débarque en France pour y faire tourner un casting 100% local : Louis Garrel, Guillaume Gallienne, Ludivine Sagnier, etc. Alors comme d'habitude avec Serebrennikov, on ne lit pas le pitch, on ne regarde pas les bandes-annonces et on découvre tout (espérons-le) lors d’une projection sur la Croisette en 2026.
The Blood Countess, d’Ulrike Ottinger — attendu que par Arthur pour le coup
Arthur est un homme simple. On lui dit qu’à la Berlinale, il y aura une comédie basée sur le mythe d’une vampire hongroise qui aurait tué une centaine de jeunes femmes en 1590 et 1610, réalisée par une grande cinéaste allemande des années 70, avec Isabelle Huppert en suceuse de sang, et il devient tout chose.
Oui, vous avez deux Isa pour le prix d’une dans cette newsletter, on est comme ça.
Histoires de la nuit, de Léa Mysius — turbo attendu par Sophie, Simon et Arthur
Les Cinq Diables est l’un des films de genre sur fond de drame les plus intéressants de ces dernières années dans le cinéma français. La cinéaste française Léa Mysius semble reprendre ce chemin avec son nouveau long-métrage. Un thriller énigmatique sur le papier, avec Hafsia Herzi et Bastien Bouillon, sur fond d’anniversaire familial qui part en vrille, c’est évidemment un film qu’on veut voir au plus vite — et si possible à Cannes, même.
Disclosure Day, de Steven Spielberg — attendu par, surprise, Alexis, et Nicolas
Bon, lui clairement, vous l’aviez déjà dans votre radar. Mais après 3 ans de vacances (ses premières depuis... 32 ANS !), tonton Steven qui revient avec un film de science-fiction mystérieux, visiblement pas très éloigné de la saga Body Snatchers, on ne pouvait pas ne pas en parler. Si la bande-annonce présente quelques faiblesses plastiques (certainement retouchées d'ici la sortie), le projet reste évidemment intriguant. Et en prime, le casting propose son lot de nouvelles têtes n'ayant encore jamais travaillé avec Spielberg : Emily Blunt, Josh O'Connor ou encore Colman Domingo.
Mariage au goût d’orange de Christophe Honoré — attendu par Sophie, logique
La parole est donnée à Sophie donc :
"À la fin des années 1970, une cérémonie de mariage vire au drame.” Voilà le synopsis connu du film pour l’instant. Déjà, j’attends tous les films de Christophe Honoré, car il fait partie des réalisateurs dont tous les films m’intéressent. Mais de le voir aller vers le drame, plus conventionnel sur le papier, que ses derniers longs, avec Vincent Lacoste et Adèle Exarchopoulos, bah ça fait déjà vibrer mon petit cœur. Après, oui le film ne commencera son tournage que fin février, mais j’y crois, ok ?
Digger, d’Alejandro González Iñárritu — attendu par Alexis (principalement)
Si notre affection pour le cinéaste mexicain n'est pas débordante (euphémisme), le retour de Tom Cruise au cinéma d'auteur ne peut que susciter notre curiosité. Espérons que la mégalomanie caractéristique d'Iñárritu ne nous gâche pas ce plaisir.
Ray Gunn, de Brad Bird — attendu par Nicolas et Arthur, les meilleurs
On sait que côté animation, on devrait avoir de belles choses en 2026. Outre un nouveau Pixar original (Jumpers), le retour des studios Laika et de leur sublime stop-motion (Wildwood), le film mêlant animation et live-action Coyote vs Acme qu’on pensait enterré à tout jamais, ou encore un nouvel Astérix mais sans Louis Clichy, c’est surtout le retour de Brad Bird et de son projet de thriller futuriste néo-noir adulte qu’on attend avec une impatience incomparable. On y croit, on y croit, on y croit.
Evil Dead Burn de Sébastien Vaniček — attendu par tout le monde, littéralement
On a tous adoré Vermines, une proposition de cinéma de genre français, très énervée, très tendue et pas loin d’être parfaite en termes de réalisation et de VFX. Quand on sait que Sébastien Vaniček a eu une grande liberté de la part des studios hollywoodiens pour son prochain long, cela donne envie de voir comme il a pu se réapproprier la franchise de Sam Raimi. Cela ne sera sûrement pas aussi sanglant que le Fede Alvarez, mais ça n’en sera pas moins tout aussi énervé. Et c’est tout ce qu’on veut, en fait.
On n’en a pas vu beaucoup des claps qui ont autant de gueule (© Sébastien Vaniček)
Fjord, de Christian Mungiu — attendu par Simon, beaucoup, et Arthur, pas mal
Le cinéaste roumain habitué à Cannes, déjà palmé pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours en 2007, signera cette année son grand retour quatre ans après son remarquable R.M.N. Son premier film à la production internationale, puisqu’on y retrouvera notamment Sebastian Stan et Renate Reinsve. Autant dire que lui, s’il est pas à Cannes 2026, on va voir flou.
Flowervale Street, de David Robert Mitchell — attendu par *roar* Simon, et Arthur
Des dinosaures, le retour du réalisateur de It Follows et Under the Silver Lake, Anne Hathaway, Ewan McGregor, des dinosaures, une famille confrontée à des événements inhabituels dans son voisinage, les années 80, des dinosaures, vraisemblablement un voyage temporel, J.J. Abrams à la production… On vous a dit qu’il y aurait peut-être des dinosaures ?
Simon Riaux en sueur (© Warner Bros.)
El Ser Querido, de Rodrigo Sorogoyen — attendu par Arthur, beaucoup
À peine le temps d’essuyer les larmes qui ont coulé à flot devant sa sublime série diffusée par Arte, Los años nuevos, que le réalisateur d’El Reino et As Bestas revient pour nous mettre mal. Son nouveau long racontera les retrouvailles forcées entre un réalisateur (Javier Bardem) et sa fille sur le tournage d’un western dans le Sahara. Tout ce qu’on veut, c’est que Frémaux ne le case pas une fois encore dans ses Cannes Premières, comme la dernière fois *emoji énervé*
La Momie, de Lee Cronin — attendu par Simon, étonnamment
Il n’y avait que Simon pour aimer le dernier Evil Dead, signé par un certain Lee Cronin. Autant dire qu’on n’était pas particulièrement attiré par son projet, un film d’horreur autour d’une momie, loin du folklore du Monster Cinematic Universe. Puis on a vu la première bande-annonce, et on a rejoint son camp. À peu près sûr que ce sera votre cas aussi.
Full Phil, de Quentin Dupieux — attendu surtout par Arthur
Premier film avec un casting en partie américain depuis Réalité il y a 12 ans, Quentin Dupieux le prolifique revient avec une histoire de réunion entre un père (Woody Harrelson) et sa fille (Kristen Stewart). Rien que les noms évoqués suffisent à nous allécher, sans compter qu’il faudra compter sur l’esprit du cinéaste pour retourner ce scénario. Sachant qu’on y retrouvera aussi Charlotte Le Bon, Emma Mackey, Nassim Lyes, et plus encore. Miam miam.
Hope, de Na-hong Jin — attendu de pied ferme par Arthur et Simon
Est-ce que vous vous rendez compte que The Strangers a déjà 10 ans ? Et que son cinéaste Na-hong Jin n’a rien sorti depuis ? Et qu’il s’apprête à faire son grand retour en 2026 avec une histoire mêlant extra-terrestre et infection ? Voilà, c’est tout.
On est déjà assis dans la salle.
Sachant qu’on aura aussi normalement un nouveau Jeanne Herry, Ryusuke Hamaguchi, Pedro Almodovar, Jean-Pierre Jeunet, Asghar Farhadi, David Fincher, Nicolas Winding Refn, James Gray, Karim Aïnouz, Jane Schoenbrun, Werner Herzog, Luca Guadagnino, David Lowery, Lukas Dhont, Albert Serra, Radu Jude…
Et qu’on aurait pu citer Pillion de Harry Lighton, Aucun autre choix de Park Chan-wook, Wedding Nightmare 2 de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (oui oui), Send Help de Sam Raimi, Dune : Messiah de Denis Villeneuve, Narnia de Greta Gerwig, Is this Thing On ? de Bradley Cooper, The Dog Stars de Ridley Scott, The Odyssey de Christopher Nolan, mais bon, vous avez compris l’idée.
On va bien manger en 2026 — comme le prouve cette liste Letterboxd encore plus exhaustive.
Si ces actus vous intéressent, vous pourrez écouter notre épisode de lundi où on reviendra sur ces deux cas, mais aussi sur la cérémonie des Golden Globes, sur une question d’un abonné concernant “Un réalisateur peut-il gâcher un bon scénario ou sauver une histoire éclatée au sol ?”, une autre sur la misogynoir non abordée par notre podcast du personnage incarnée par Teyana Taylor dans Une bataille après l’autre, et plus encore.
Parce qu’une image parle mieux que mille mots…
Oui, il y a de quoi faire en ce début janvier…
Cette semaine, Arthur vous recommande deux newsletters, pour accompagner le lancement de celle-ci. Entrée, Plat, Dessert du journaliste food Robin Panfili, qui raconte l’évolution de la restauration et de la bouffe de manière précise et fine, et Incipit du journaliste littérature de Léonard Desbrières, qui revient sur des recos bouquins éditorialisés comme peu de gens en font en France.
Sophie, elle, vous raconte son amour pour la sitcom Loot, centrée sur une Maya Rudolph multi-millionaire qui ne sait rien faire de ses dix doigts, mais essaie. Une série géniale, qui a déjà trois saisons, disponible sur AppleTV.
Nicolas voulait revenir, sans grande surprise, sur LA série qui a excité tout Internet ; enfin, surtout les sphères LGBTQIA+ et féminines : Heated Rivalry. Si vous la connaissez, vous ne serez ici qu’assez peu surpris qu’elle fut un bonbon pour Nico. Et si vous ne la connaissez pas, on ne vous dit rien de cette romcom queer et on vous laisse également tomber sous le charme. Une série disponible sur HBO Max.
Simon, quant à lui, est tombé amoureux de l’édition steelbook 4K magnifique de Le Retour des morts-vivants, la comédie de zombie pas assez citée signée Dan O’Bannon. Le genre d’édition qu’on aimerait voir plus souvent, avec un travail éditorial de bonus plus que solide, un visuel dingue, et une remasterisation splendide. On prend, chez les Gardiens du cinéma.
Chaque semaine, on scrute le programme télé ou des nouvelles arrivées sur les plateformes de streaming pour vous trouver un film qui serait passé sous votre radar. Parce qu’il n’y a pas que l’Amour est dans le pré dans la vie, et que les gros blockbusters, ça va deux minutes.
Ce lundi 19 janvier, figurez-vous que c’est Gulli qui proposera l’un des films les plus intéressants de la semaine, puisque vous trouverez à 21h05… Un Poisson nommé Wanda.
Avant Snatch, avant Layer Cake, il y eut Un Poisson nommé Wanda. Un petit pudding d’arnaque absurde et truculente, au casting invraisemblable (de Jamie Lee Curtis à John Cleese en passant par Kevin Kline, oscarisé pour son rôle ici), où les seuls coups portés sont des punchlines trempées dans un thé noir et acide.
Vous savez ce que vous faites lundi donc.
Cette semaine, on ne revient pas sur un film précis, mais sur une série. Vous commencez à connaître la recette, HBO Max s’est associé à nous pour que l’on fasse un Alerte Spoiler disponible au plus grand monde sur sa nouvelle production — et pas des moindres : A Knight of the Seven Kingdoms, de George R. R. Martin.
Le nouveau spin-off du Trône de Fer, sans dragon mais avec un chevalier un peu naïf qui veut se faire un nom, est disponible sur la plateforme à partir du lundi 19 janvier, à coup d’un épisode par semaine.
Et si on ne veut pas trop vous en dire sur cette série, plus resserrée et à l’univers moins fantastique, on ne peut que vous conseiller d’écouter notre épisode avec Simon, Nicolas, Arthur (et son frère Louis, créateur de contenu spécialiste de l’œvre de Martin), disponible ce mardi 20 janvier.
Chaque semaine, on vous concocte un petit bonus. Un truc en plus, à vous mettre sous la dent. Parce qu’on est comme ça, dans le don de soi, pour vous autres abonné•e•s. Et cette semaine, Arthur a un sacré truc à vous partager.
En 2024, le chroniqueur à la consommation inquiétante de films s’était mis au défi de rattraper un maximum de films d’horreur, classiques ou non, pour pondre son top 100 pour Konbini. La force des choses a fait qu’il n’a jamais pu sortir son article. Quelques mois plus tard, et une tétrachiée de longs-métrages rattrapés, on part sur un Top 150. Faudra pas voir flou quand il sortira son TOP 200 à Halloween 2026.
En attendant, si vous êtes en manque d’idées de film d’horreur, ou juste curieux, jetez-y un œil. Il y a de tout. Du blockbuster, du mini film indé, du gore, du glauque, du drôle, du récent, du très vieux…
Bref, bonne régalade à vous.
(capture d’écran au hasard du classement)
Le lien vers la liste Letterboxd est ici.
Et sinon, le lien vers notre compte Letterboxd RST est juste ici.
Merci de votre lecture, on se retrouve sur nos réseals socials (Instagram, Bluesky ou TikTok), sur vos plateformes d’écoute de podcast préférés et la semaine prochaine dans votre boîte mail.
Et gloire aux distributeurs français.