Le fait que les deux grands gagnants des 98e Oscars, One Battle After Another et Sinners, soient des films que la Warner n’a présentés dans aucun festival peut mettre à mal l’aura de Cannes ou de la Mostra de Venise. On vous explique.
Chaque samedi, on décortique l’actu ciné de la semaine — et on parle de films, aussi.
Au menu cette semaine, on discute de l’impact du manque de films présents à Cannes ou à Venise aux Oscars, Sophie vous parle de ses 8 de ses films canadiens préférés, des notes, des recos, un thriller à la télé, un film d’horreur en patrimoine, une analyse de scène d’un John Ford, et plus encore.
Allez, une dernière fois et on passe à autre chose ; genre Cannes, dont on va commencer à parler d’ici à début avril, vous verrez… Mais il y a un enseignement à tirer de la 98e cérémonie des Oscars, que personne n’a vraiment abordé. Un grand perdant si on veut : les festivals de cinéma, justement.
Souvenez-vous : 2025, Anora, Palme d’Or, repart avec l’Oscar de la meilleure actrice, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario original, du meilleur montage, et du meilleur film. Pendant ce temps, Emilia Perez, présenté en compétition à Cannes, récolte celui de la meilleure actrice dans un second rôle et de la meilleure chanson originale. The Substance, également en compétition, gagne l’Oscar du meilleur maquillage. Flow, présenté en Un certain regard à Cannes toujours, quitte la cérémonie quant à lui avec la statuette du meilleur film d’animation. Sachant qu’il n’y a pas que Cannes dans la vie, des films de la Mostra font aussi partie de la moisson, notamment Je suis toujours là (Oscar du meilleur film en langue étrangère) et The Brutalist (meilleur acteur, meilleure musique, meilleure photo).
Vous l’aurez compris, 2025 était un grand cru pour les deux plus grands festivals au monde, Cannes et Venise. Évidemment, on trouvait du Berlin (No Other Land), et aussi du Sundance (A Real Pain). Et ce n’était pas vraiment une exception. Une récolte impressionnante, mais qui ne confirmait que ce qu’on soupçonnait depuis la victoire de Parasite en 2020.
2024, le Lion d’or Pauvre Créatures récolte quatre statuettes (meilleur actrice, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleurs maquillages), la Palme d’or Anatomie d’une chute en chope une (meilleur scénario original) et le Grand Prix cannois La Zone d’intérêt repart avec deux Oscars (meilleur film international et meilleur son). Alors certes, le grand gagnant s’appelle Oppenheimer, un film qui n’a été présenté nulle part en avant-première, mais vous voyez l’idée.
Et on peut remonter comme ça. 2023, Everything Everywhere All at Once présenté à SXSW aux États-Unis récolte tout, mais on a aussi The Whale qui était passé par la Mostra, Women Talking d’abord présenté à Telluride, Pinocchio de Guillermo del Toro à Londres ou À l’Ouest, rien de nouveau à Toronto. 2022, CODA était passé par Sundance, The Power of the Dog par la Mostra de Venise, Belfast ou Dune par Toronto ; 2021, Nomadland qui était le Lion d’or de Venise, The Father, Promising Young Woman, Judas and the Black Messiah et Minari présentés à Sundance ; 2020, c’est le sacre de la Palme d’or de Parasite, mais on peut noter la présence aussi de Once Upon a Time… in Hollywood (Cannes) et Joker ou Marriage Story (Venise) au palmarès….
Arrivent les Oscars de la semaine dernière. Les deux grands gagnants de la soirée sont clairement Une bataille après l’autre et Sinners. Deux films sortis par la Warner, qui a décidé de ne les présenter dans aucun festival. Alors vous me direz “oui mais regarde, Valeur Sentimentale était à Cannes, Hamnet à Telluride et Frankenstein à Venise ?”. Oui. Mais quand on dit deux grands gagnants, c’est qu’on parle de : Meilleur film, meilleure réalisation, meilleur acteur, meilleur acteur dans un second rôle, meilleur casting, meilleur scénario original ET adapté, meilleure photo, meilleur montage, et meilleur musique. Ça ne laisse pas beaucoup de place aux autres.
Cela peut paraître anecdotique, avec une année anormalement “faible” pour Hollywood qui préfère se concentrer sur des succès en salle après une petite pause dûe à la fameuse grève des comédien•ne•s pour ne pas un aveu de faiblesse de la part de l’industrie mère, mais ce n’est pas que ça. Déjà, il faut réaliser qu’on n’avait pas vu cette situation depuis 2007 (!) et la victoire écrasante des Infiltrés de Martin Scorsese, aux côtés de Dreamgirls. Deux films qui se sont fait une place jusqu’au Dolby Theater, sans être passés auparavant par des grandes festivités citées précédemment. Entre 2007 et aujourd’hui, vous pouvez scruter le palmarès, vous verrez que tous les grands gagnants sont passés par Cannes, Venise, Telluride ou Sundance en gros.
Alors vous me direz : “et alors ?”. En vérité, cela change pas mal de choses. Évidemment, il est possible que 2026 soit une anomalie, et que 2027 montre à nouveau l’importance des festivals — on attend The Digger à Cannes ou à Venise, qui devrait être un favori l’année prochaine, pour n’en citer qu’un. Le message reste que l’on n’a pas forcément, plus forcément, besoin de ce genre de tremplin pour amener son film jusqu’au Saint-Graal des récompenses. C’est déjà ce que nous a rappelé Oppenheimer. Or, ce serait potentiellement dramatique pour plusieurs raisons.
Déjà, parce que des festivals comme Venise ou Cannes n’ont cette aura que par la reconnaissance internationale de ces pairs. Évidemment que, si désormais, la saison des prix ne démarre pas de l’autre côté de l’Atlantique, l’Europe s’en remettra. Néanmoins, cela compliquera pas mal les choses pour la programmation.
Amener un film à Cannes coûte particulièrement cher. Prenons l’exemple d’un blockbuster comme Furiosa : Une saga Mad Max, dévoilé sur la croisette en Hors Compétition en 2024. Un film qui aurait coûté plus de 150 millions de dollars de budget hors marketing. Or, faire venir Chris Hemsworth et son équipe, Anya Taylor-Joy et son équipe, les équipes de la Warner américaine et du monde entier, donc une grosse cinquantaine de personnes ; les loger, pendant plusieurs jours ; entreprendre des campagnes promotionnelles en tout genre et autres ; cela rajoute un sacré paquet de dépenses, qui se compte en millions, voire dizaines de millions de dollars. Jusque-là, les majors tiraient la tronche mais le faisaient tout de même. Cela finissait par être rentable, du fait de l’exposition internationale qu’une venue à Cannes entraîne. Mais Mad Max va faire un four, ne rapportant que 67,5 millions de dollars aux États-Unis et 105 millions à travers le globe — ne rentrant donc pas dans ses coûts. On entend ce refrain régulièrement des studios, qui disent vouloir partir et qui finisse par revenir, mais là, il y a de quoi s’inquiéter.
Depuis, il se dirait dans les couloirs du festoche que les majors n’envisagent plus trop de venir faire de grande avant-premières. Cette année, on pourrait imaginer que Spielberg va venir dévoiler son Disclosure Day, ou que Lucasfilm va profiter du hasard de calendrier pour montrer Mandalorian et Grogu au Grand Théâtre Lumière. Cela ferait de beaux tapis rouges, des interviews calées pour le monde entier, etc. Mais l’exemple de Mad Max fait peur, et les studios deviendraient frileux à cette idée-là. Et ça, c’était pour les séances de gala hors compétition. Mais si en plus, placer un film en compet ne permet même plus aux distributeurs d’avoir un tremplin pour choper des statuettes dorées, compte tenu du coût que cela représente pour eux, on en connaît plus d’un qui va y réfléchir à deux fois. Surtout que la presse cannoise est plus difficile que celle de la Mostra. Venir à Cannes peut autant créer des carrières et des trajectoires à des films (typiquement Anora, qui n’aurait sûrement pas eu sa renommée sans sa Palme), comme en briser (Le Son des Souvenirs, qui avait tout pour être un film à Oscar, qui s’est fait évincer de toute part par la presse).
C’est pour cela que Frémaux jette un œil, malgré son regard cinéphile assez pointu quoi qu’on en dise, sur le palmarès. Il se dit que depuis la Palme remise par le jury présidé par Tim Burton en 2010, à savoir Oncle Boonmee d’Apitchatpong Weerasethakul, film exceptionnel mais au potentiel commercial plus que réduit, Frémaux insiste pour que le plus grand des prix soit priorisé sur des films abordables par toutes et tous. Nul ne peut l’affirmer à 100%, mais les rumeurs semblent se confirmer par les palmarès qui ont suivi.
Il ne faut pas se méprendre, tout le monde veut être à Venise ou à Cannes. Tous les cinéastes et producteurs, tout du moins. L’exposition est folle, le prestige est inégalable. C’est côté coût et distribution que ça coince. Si 2027 prouve que les Oscars ne récompensent plus nécessairement les films passé par un beau tapis rouge, il faudra suivre de près les modifications que cela apporterait à la gestion des festivals.
Mais il demeure une inconnue : Universal. On vous parle lundi avec Arthur et Simon de la volonté du studio d’élargir sa fenêtre d’exploitation de ses films en salle — sûrement pour profiter de l’appel d’air que va provoquer le rachat de la Warner par Paramount, qui ne pourront plus sortir autant de film qu’avant sous une seule enseigne —, et qui aurait tort de se priver d’un relais international comme Cannes ou Venise. Cela semble logique. On peut donc espérer y voir tonton Steven, ses aliens et Josh O’Connor sur le tapis rouge cannois, distribué par cette même major ? Réponse le 9 avril, jour de la conférence de presse de Cannes.
(Tout ça pour dire qu’on veut voir ce film à Cannes ? Oui oui !)
Si vous nous écoutez régulièrement, vous savez que Sophie a une petite appétence particulière : elle est fan du cinéma canadien. Pas forcément quebécois, mais canadien. Ayant vécu là-bas plusieurs années, notre chroniqueuse a découvert un pan du septième art rarement mis en avant.
Réalisé sans trucage étant, avec beaucoup de fierté, partenaire du 13e Festival du film canadien de Dieppe, nous avons demandé à notre spécialiste 8 de ses films canadiens préférés. Parce qu’il n’y a pas que Xavier Dolan, parce qu’on oublie trop souvent qu’avant d’être un cinéaste de blockbuster installé, Denis Villeneuve a fait ses armes dans ses terres natales canadiennes, et parce que plein de petites pépites sont arrivées chez nous sans que vous ne vous en soyez rendu compte. 8 pépites à ajouter à votre “watchlist” au plus vite.
Tu dors Nicole, de Stéphane Lafleur
Nicole est une jeune adulte : elle vient d’avoir une carte de crédit, et ses parents lui ont confié la maison pendant l’été. Cet été-là, Nicole a envie de le passer avec son amie Véronique, mais leur amitié ne semble pas si simple et leurs projets sont potentiellement incompatibles. C’est un magnifique film sur la fin de l’insouciance et la perte de repères liée à l’entrée dans l’âge adulte. Stéphane Lafleur nous offre un film dans un superbe noir et blanc, qui participe au côté hypnotique de ce moment suspendu.
Incendies, de Denis Villeneuve
Adapté de la pièce de Wajdi Mouawad, le film de Denis Villeneuve raconte l’histoire tragique de Simon et Jeanne qui, à la suite du décès de leur mère, Nawal Marwan, décident de partir à la recherche de leur frère aîné. Leur mère, venue au Québec pour fuir la guerre, a compartimenté son présent et son passé, laissant à ses enfants un grand mystère dramatique comme héritage. Ce film n’a sans doute pas besoin de présentation, mais il reste un “must-see” absolu : cette fresque est d’une ampleur gigantesque et d’une intensité émotionnelle rare.
C.R.A.Z.Y., de Jean-Marc Vallée
Jean-Marc Vallée peint avec C.R.A.Z.Y. un portrait du Québec, du début des années 1960 jusqu’aux années 1980, tout en tendresse et en paradoxes. C’est l’histoire de la famille Beaulieu : les parents et leurs cinq enfants, tous des garçons. Mais toutes les relations changent lorsque Zachary découvre son homosexualité. L’un des plus beaux personnages du cinéma québécois : Zachary Beaulieu, interprété par le magistral Marc-André Grondin. Ce film culte est une traversée musicale et sociologique du Québec, mais également de la société américaine et occidentale de cette période. Le film est drôle, pop et très émouvant.
Antigone, de Sophie Deraspe
Adaptation libre et moderne de la pièce de Jean Anouilh, qui se passe dans une cité québécoise, avec une Antigone féministe et engagée contre la politique locale et les violences policières ! C’est une proposition radicale et une adaptation singulière. Un peu comme l’avait fait Baz Luhrmann avec son Roméo et Juliette, la réalisatrice Sophie Deraspe choisit de garder son texte et son langage au plus près de la pièce, mais de déplacer l’intrigue dans notre histoire contemporaine. Une pépite pour les férus d’adaptations littéraires audacieuse.
Nadia, Butterfly, de Pascal Plante
Vous avez peut-être vu Les Chambres rouges, mais peut-être n’avez-vous pas vu Nadia, Butterfly du même réalisateur ! Le film a été sélectionné à Cannes 2020, lors de l’édition fantôme (édition COVID). On y suit Nadia, une nageuse en compétition aux Jeux olympiques de Tokyo. C’est la dernière compétition de la jeune femme, qui décide de se concentrer sur ses études et de raccrocher le maillot. Le film est d’une beauté plastique folle, et les scènes de nage sont impressionnantes. Pas étonnant, puisque Pascal Plante, son réalisateur, a lui-même été nageur de haut niveau et a dû, à l’instar de son personnage principal, faire un choix de carrière entre la natation et la réalisation.
Noémie dit oui, de Geneviève Albert
Âmes sensibles s’abstenir ! Noémie dit oui est un premier long métrage qui parle de la prostitution infantile lors des grands événements sportifs, et particulièrement pendant les Grands Prix de Formule 1. Geneviève Albert fait le choix impressionnant de pousser les curseurs du graphique en montrant le visage poupon de son actrice principale face à la domination masculine et capitaliste. La force de ce long-métrage est de faire en sorte que son spectateur ne puisse jamais détourner le regard, du film comme de la violente réalité de son sujet.
Turbo Kid, de Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell
Film post-apocalyptique qui suit les aventures d’un jeune homme fan de romans graphiques et de comic books. Dans un monde où l’humanité a quasiment disparu, il rencontre une jeune androïde avec qui il va se lier d’amitié ! Film steampunk avec, évidemment, un côté Mad Max, ce premier long métrage est un OVNI dans le paysage cinématographique canadien ! On y retrouve notamment Laurence Leboeuf (récemment dans Deux femmes et quelques hommes de Chloé Robichaud), parfaite dans son rôle d’humanoïde pop aux cheveux colorés. Ce long-métrage ambitieux et unique en son genre nous a offert l’une des plus belles bandes originales de la décennie.
Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, d’Ariane Louis-Seize
Ce premier film de genre a fait couler un peu d’encre chez les amateurs. Ariane Louis-Seize a créé un univers surprenant et tendre autour du mythe du vampire. Que faire si notre condition est en désaccord avec notre morale ? C’est le postulat de ce long-métrage qui nous embarque dans le quotidien d’une adolescente vampire qui n’a aucune envie de tuer pour vivre. Au-delà d’un univers singulier et atypique, le film est aussi très impressionnant de par la qualité de jeu de ses comédiens et comédiennes, et de par sa beauté formelle. À noter que le montage est fait par Stéphane Lafleur, le réalisateur du premier film de cette liste !
Le bonus : Le cœur a ses raisons, série télévisuelle créée par Marc Brunet.
Vous aimez Anne Dorval chez Xavier Dolan ? Vous allez l’adorer aux côtés de Marc Labrèche ! Criquette, Brett et Brad nous ont offert les plus belles heures de la télé humoristique ! Si vous ne connaissez pas… jetez-vous dessus !
Si ces actus vous intéressent, vous pourrez écouter notre épisode de lundi où on abordera plus d’actus encore, comme la nomination de l’ancien patron des parcs Disney à la tête de la boîte aux grandes oreilles, des enquêtes de SOFILM sur l’école de Besson ou de Mediapart sur les agissements de Patrick Bruel, sur les plages de sorties élargies pour Universal aux US et ce que ça raconte de l’industrie, un commentaire sur les BAFTA et la séquence tant commentée, une discussion autour du bourgeois gaze dans les films traitant des “““banlieues””” et plus encore.
Parce qu’une image parle mieux que mille mots…
(Sophie revient la semaine prochaine, promis !)
Cette semaine, Alexis s’est farci les 4 heures du nouveau Feldup, “Findings”, sur Five Night at Freddys — pas les films, juste les jeux vidéo qui ont été un vrai phénomène entre 2014 et 2016.
Simon vous conseille d’enchaîner coup sur coup la série documentaire sur Arte et la série en quatre épisodes de France Culture, LSD, chapeauté par la même équipe, sur les soldats français du Reich. Bonne ambiance.
Arthur enfin transgresse un peu la règle habituelle puisqu’il vous recommande de jeter un œil à l’édition physique d’Arco qui, outre le fait d’avoir une version 4K splendide, offre comme souvent pour les films d’animation, des bonus déments — et notamment un making-of de l’animatique commenté par Ugo Bienvenu vraiment canon.
(© YouTube / Arte / Diaphana)
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Cette semaine, Alexis continue d’explorer le cinéma de John Ford, avec Vers sa destinée. Pas le plus connu des Ford, alors même que ce biopic de Lincoln sorti en 1939 mérite toute votre attention. À commencer par le prologue du film, qu’Alexis va décortiquer pour montrer comment il s’inscrit dans le mouvement fordien qui a forgé la légende américaine.
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Chaque semaine, on scrute le programme télé ou des nouvelles arrivées sur les plateformes de streaming pour vous trouver un film qui serait passé sous votre radar. Parce qu’il n’y a pas que L’Amour est dans le pré dans la vie, et que les gros blockbusters, ça va deux minutes.
Cette semaine, on vous conseille d’attendre la deuxième partie de soirée du jeudi 26 mars pour voir le seul film d’Olivier Assayas qui réunit ses fans et ses détracteurs : Personal Shopper.
Un thriller porté par Kristen Stewart, reparti en 2016 du Festival de Cannes avec un prix de la mise en scène, qui flirte avec l’horreur voire le fantastique, mais toujours avec l’ADN de fond de ce qu’est le cinéma d’Assayas, érudit et sensoriel. Rendez-vous le jeudi 26 mars à 22h35 sur France 4 donc.
Cette semaine, on a décidé de faire un cadeau à notre Simon national. On a toutes et tous eu un épisode important. Cabal pour Nicolas. All That Jazz pour Sophie. Halloween pour Alexis. Yi Yi pour Arthur. Il était temps que l’on permette à Riaux de saliver sur des effets pratiques dégueus, de la mise en scène faussement chaotique, et une vision surréaliste et nihiliste cachée derrière du gore pas jojo.
L’Au-delà, de Lucio Fulci, n’est pas le film d’horreur le plus connu du genre — mais les amateur•rice•s du genre l’adorent sans exception. Un long-métrage à moitié improvisé, tourné en moins d’un mois, mais qui va marquer un genre tout entier et qui sera cité à de nombreuses reprises.
Trigger Warning : des yeux, des araignées, des clous, des fantômes, des petites filles aveugles, de l’acide, et l’enfer. Tout ça, en 4K dans une édition sublime du Chat qui fume.
Épisode à découvrir dès mardi, et dès ce samedi 21 mars pour nos abonné•e•s Supercast.
Chaque semaine, on vous concocte un petit bonus. Un truc en plus, à vous mettre sous la dent. Parce qu’on est comme ça, dans le don de soi, pour vous autres abonné•e•s. Et cette semaine, on s’est dit qu’Arthur s’était quand même pas pris la tête pendant plus de deux mois à rattraper une soixantaine d’Oscars, pour ne pas rajouter le dernier en date.
On ne vous en dit pas plus, mais sa liste Letterboxd est mise à jour. Et spoiler : le PTA cru 2026 est dans le top 20. Rien que ça.
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