Chaque samedi, on décortique l’actu ciné de la semaine — et on parle de films, aussi.
Au menu cette semaine, un snobisme américain envers le foot qui se traduit dans le cinéma, 10 films en dehors d’Hollywood qui parlent intelligemment du ballon rond, une semaine un peu maigre côté sorties, on compare le nouveau jeu 007 à la saga de films, des recos, une révolution sur un gros bateau, et plus encore.
LES ACTUS DE LA SEMAINE
Si vous faites partie de cette drôle de catégorie de personnes, autant cinéphiles que footeuses — comme notre ami Maximilien d’Allociné et, dans une moindre mesure, celui qui vous parle ici, Arthur —, vous devez passer un mois de juin délicieux malgré les températures. Si vous êtes un vrai amoureux du ballon rond, vous avez nécessairement vu passer sur vos feeds de réseaux sociaux des extraits de l’émission américaine de la CBS accompagnant la diffusion des matchs, avec Micah Richards et notre Titi national. Si oui, alors ce vieil extrait est fait pour vous ! C’est sur YouTube Shorts, impossible à insérer dans la newsletter, mais vous l’avez en lien juste ici.
Vous ne connaissez aucun des films cités par les chroniqueurs comme étant leur œuvres préférées sur le foot ? Vous n’êtes pas les seuls. An Impossible Job, de Ken McGill. Jimmy Grimble, de John Hay. À nous la victoire, de John Huston. Trois films pas forcément très connus — le troisième un peu plus, certes. Mais au fond, ces réponses soulèvent un point : est-ce qu’on a, ne serait-ce qu’un, grand film sur le foot ? Un film culte, reconnu, à l’échelle de l’impact du sport ? La réponse est non.
Alors je vous vois venir. Oui, il y a des films qui valent le détour — on en parlera après. Mais globalement, il y a un sujet autour de l’absence de grands films sur le foot. On est ici toutes et tous capables de citer de grands films sur le football américain, le basket, la boxe ou même, d’une autre manière, le golf. Même côté baseball, Hollywood a su produire des récits calibrés et efficaces. Mais alors pourquoi ? Alors que le foot est le sport le plus populaire à travers le globe, et de très, très, très loin, pourquoi n’est-il pas entré dans le grand moule du cinéma ?
La réponse facile serait : les Américains ne parlent que de ce qu’ils aiment, et ils se foutent du soccer. Mais ce n’est pas tout à fait exact. Déjà parce que le sport gagne en popularité depuis plusieurs années, avec de grandes stars jouant en MLS (Major League Soccer, équivalent de la Ligue 1 chez l’Oncle Sam) de manière de plus en plus récurrente — sachant que ça ne date pas de Griezmann et Messi, puisque Henry a joué à New York de 2010 à 2015, et David Beckham à Los Angeles de 2007 à 2013. La Coupe du monde qui se déroule actuellement sur le continent va aussi grandement aider à sa popularité. Et puis, selon ce sondage, le football serait plus populaire auprès des Américains que le golf, le MMA, le tennis et les sports automobiles. Et pourtant, on a bien eu Smashing Machine, Le Mans 66 ou Challengers récemment. Si on voulait troller, je parlerais même de Marty Supreme. Parce qu’au fond, le sport peut n’être qu’un prétexte pour faire exister des personnages. Mais pas dans le foot.
Alors pourquoi ? Plusieurs pistes sont à prendre en compte. Déjà, le cinéma aime les récits de héros, du personnage qui truste l’attention devant la caméra. Les sports non collectifs sont alors plus faciles à représenter à l’écran. Et quand Hollywood parle de sport collectif, il le fait souvent par le prisme de l’individu. Pensez à L’Enfer du dimanche, d’Oliver Stone, qui se concentre sur un coach — c’est un peu plus compliqué que ça, mais le film est quand même porté par Al Pacino. Pareil pour Invictus, qui parle beaucoup plus de l’impact de Mandela, et du capitaine interprété par Matt Damon, que du reste de l’équipe. Du quarterback qui fait le lancer du siècle à la dernière seconde de la rencontre au home run inattendu, le cinéma de sport aime les moments individuels héroïques. Le bon angle pour parler de football serait justement d’éviter cette solitude héroïque et spectaculaire, qui correspond difficilement à ce sport.
Il y a eu des tentatives néanmoins, enfin au moins une notable et d’une grande ambition : Goal, de Danny Cannon. Sorti en 2005, le film a certes eu deux suites, quand bien même le box-office était déjà bien en deçà du seuil de rentabilité dès le premier — notamment aux États-Unis. Et plus encore, les retours critiques et publics n’étaient pas au rendez-vous. Attention, le film est culte pour une petite frange de footeux, et on peut le comprendre. Le film veut vraiment être une forme de grand récit, presque à la Rocky, sur fond d’intégration de la diaspora latino aux États-Unis, et ailleurs, avec pléthore de caméos (dont Beckham dans le premier).
On pourrait expliquer cet échec par le marketing, par des soucis d’écriture, par le fait qu’il n’est peut-être pas sorti au bon moment. Mais si on creuse le sujet, on peut trouver d’autres raisons qui rendent le soccer rare du côté du septième art américain — oui, car, vous le verrez, l’Angleterre notamment (mais pas que) a su nous fournir quelques pépites. Dans la comédie, le drame social, et dans beaucoup de documentaires. En fait, les œuvres que l’on pourra lister n’abordent pas le football comme la graaaaaande majorité des films sans se concentrer sur un individu précis comme indiqué plus haut. Pas besoin de faire de l’analyse de comptoir pour savoir qu’un but, quand bien même la balle va au fond du filet grâce à un joueur, est l’objet d’une action collective : une récupération, un appel, une passe, une erreur, un déplacement qui libère un peu l’espace, ou plus encore.
Outre ce couac d’écriture, qui ne correspond pas au modèle américain, peut-être peut-on trouver une autre limite. Et si le football n’était pas très cinématographique ? Déjà, d’un point de vue narratif. À l’inverse du football américain, du baseball ou même du basket, le football n’a pas de pause. Ce sont deux fois 45 minutes. Pas de quart-temps, pas de break, et donc pas de respiration où le coach peut formuler le discours qui rebooste tout le monde, pas d’embrouille entre joueurs facile à mettre en scène. C’est plus difficile de faire monter l’émotion quand on entend juste un entraîneur crier : « À GAUCHE ! IL Y A UN TROU ! »
En dehors de la narration, on peut aussi se poser la question de la facilité à mettre en scène le football, ou à simuler des actions. C’était une des raisons pour lesquelles le film français sorti en 2023, Marinette, sur la figure de Marinette Pichon, grand nom du football féminin français, était bien plus réussi que la moyenne : l’actrice principale, Garance Marillier, jouait en club depuis plusieurs années avant de tourner le film. Elle a tourné la grande majorité des scènes elle-même, parfois en plusieurs prises, pour qu’en fonction des angles, on ait la même trajectoire de balle — ce qui était un sacré challenge pour elle. Mais on ne peut pas en demander tant aux autres. Quand un acteur ou une actrice doit faire semblant de savoir manier le ballon, le cinéaste a souvent recours à un découpage ultra lambda et très chorégraphié, peu naturel et peu crédible. La technique de jeu réelle, en termes d’appuis, de conduite de balle, d’orientation du corps, du bassin, des jambes, de regard avant ou après réception, est bien plus difficile à simuler qu’une grande majorité de techniques sportives. Surtout qu’en réalité, sur 90 minutes, le nombre d’actions vraiment spectaculaires ou de changements de score rendant le visionnage insoutenable est rare. Comparez le nombre de buts au nombre de paniers d’un match de NBA, vous comprendrez…
Ce n’est pas pour rien que les meilleurs segments fictionnels rattachés à ce sport sont les publicités, où l’on voit de vrais joueurs utiliser leur maestria. Pire encore : le vrai football est toujours mieux filmé que sa version cinéma. C’est l’un des sports les mieux captés — si le sujet vous intéresse, Charles Tesson, des Cahiers du cinéma, a beaucoup creusé la question de l’évolution de la captation du football —, en perpétuelle évolution et amélioration. Plans serrés de tous les côtés, travelling de caméra flottante au-dessus du terrain, ralentis depuis l’intérieur des filets : depuis cette Coupe du monde, on a même la caméra embarquée sur le visage de l’arbitre… Les possibilités sont immenses, et une caméra de fiction pourra difficilement faire mieux. Surtout que le football est un sport d’espace vague, où la caméra doit retranscrire les écarts entre les individus se creusent entre les joueurs. Alors que le cinéma ne voudrait, par nature, que se concentrer sur l’action, donc le ballon. Antinomique, tout bonnement.
Et je parlais du nombre d’actions spectaculaires ; en revanche, on a eu des scénarios parfois plus fous que ce que la fiction peut se permettre. Repensez à la remontada de Barcelone contre Paris, ou au score entre le Brésil et l’Allemagne en 2014, mais aussi au coup de boule de Zidane, à la main de Pelé, la finale de la Coupe du monde 2022… Quand la réalité est plus forte que la fiction, est-ce utile d’essayer de la mimer ?
Bref, pour plein de raisons, Hollywood continue de croire que le soccer n’est qu’un sport comme les autres, qui mériterait d’être traité avec une grammaire qui n’est pas la sienne. Face aux échecs commerciaux, il aurait donc abdiqué. Heureusement, le cinéma ne se fait pas qu’à Hollywood.
Une fois qu’on dit ça, effectivement, on peut trouver de très bons longs-métrages en dehors du grand Hollywood. Et donc des objets un peu plus originaux que de simples films traitant frontalement du ballon rond.
La preuve par 10 :
Shaolin Soccer, de Stephen Chow (2001)
L’évidence. Quand on pense film de foot, c’est le premier qui vient en tête. Parce qu’il est culte pour toute une génération. Et s’il fonctionne, c’est parce qu’il épouse deux genres, le film de sport et le film de kung-fu. Les séquences de jeu deviennent un terrain d’expérimentation génial, sorte d’adaptation live-action bourrine (et hilarante) d’Olive et Tom en gros. Le tout au milieu de séquences comiques mêlant absurde et cartoon à la Looney Tunes.
Looking for Eric, de Ken Loach (2009)
De prime abord, quand on voit que le sujet du film est le rapport à l’identité d’un fan, on pourrait présumer que cela va traiter de l’amour du football et de lien entre supporter et célébrité. Sauf qu’on parle de Ken Loach, donc cela sera forcément traité par le prisme du cinéma social, sur la solidarité des travailleurs et du besoin de sortir du grand capital. Cantona ce gaucho, en gros.
Mercato, de Tristan Séguéla (2025)
Le cinéma français n’est pas en berne sur le sujet non plus. On voulait éviter le classique et facile Coup de tête. Et il se trouve que ces dernières années, le sport a été pas mal représenté dans les productions francophones. On citait plus haut le biopic sur Marinette, on pourrait aussi vous parler de Bombonera (film sur le streetfoot qui sort le 5 août prochain en salle et qui est intéressant sur sa mise en scène d’un terrain de rue plus petit et étroit). Mais le plus original, qu’importe que l’on aime le produit fini ou non, reste le thriller sur le monde des agents et du mercato porté par Jamel sorti l’année dernière, sorte d’Uncut Gems moins énervé mais pas déméritant. Suffisamment original pour mériter d’être ici en tout cas.
Next goal wins, de Steve Jamison et Mike Brett (2014)
On a voulu ne prendre qu’un seul documentaire, parce que bon, pour le coup, c’est pas ça qui manque dans le football. Sauf qu’en docu, on traite soit d’un joueur (façon Maradona par Asif Kapadia, ou Zidane, un portrait du XXIème siècle), soit d’une histoire d’un grand club. Mais dans le lot, Next Goal Wins reste le haut du panier. On ne parle pas de sa version fiction par Taika Waititi un peu gênante mais bien du récit originel de cette équipe de Samoa humiliée 31-0 qui essaie de revenir dans la compétition après avoir passé des années à être considérée comme la pire équipe du monde. Voilà, ça, c’est notre football.
Bend it Like Beckham, de Gurinder Chadha (2002)
La carte nostalgie y est pour beaucoup. Mais ce film culte reste pour une génération entière, pour plein de raisons particulières. Récit d’émancipation féminine dans un monde masculin, d’affirmation face à des figures parentales qui s’opposent à ses rêves, et de mixité sociale, on accepte les clichés face à ce grand succès populaire qui compte dans la carrière de Keira Knightley. L’a-t-on revu depuis sa sortie ? Non…
Offside, de Jafar Panahi (2006)
Presque 20 ans avant sa Palme d’Or, le cinéaste iranien recevait un Ours d’argent à Berlin mérité pour un récit dénonçant la misogynie de son pays, à travers un prisme très particulier : l’accès aux stades. Des citoyennes voulant assister à un match doivent se faire passer pour des hommes pour accéder au terrain — en vain. Peu de football, mais une sororité sur fond de ballon rond qui touche toujours juste, surtout quand elle est signée Jafar Panahi.
Escape to Victory, de John Huston (1981)
L’un des films qui a enclenché cette réflexion, car cité par notre cher Titi. Mais celui-ci déroge un peu à la règle énoncée plus haut du film hollywoodien raté grâce à deux choses : en inscrivant son récit dans un cadre historique particulier (largement inspiré du match de la mort, soit l’histoire d’un match entre des détenus d’un camp nazi en 1943 et des généraux allemands, qui mènera à une tentative d’évasion), donc traité avec une trame un peu plus large qu’un simple exploit personnel ; et surtout, en mettant aux côtés de grands noms du cinéma comme Sylvester Stallone ou Michael Caine de vrais footballeurs comme Pelé ou Bobby Moore. Le bon élève de la bande.
Hooligans, de Lexi Alexander (2005)
Pareil, un récit issu de la vague des années 2000, qui peut avoir vieilli, mais qui traite d’un sujet auxiliaire : le hooliganisme, et la violence des supporters dits ultras. Sûrement que le long-métrage est daté sur son rapport à la violence, mais on voulait que cette liste soit complète sur les sujets abordés. Et puis bon, Elijah Wood et Charlie Hunnam. Pas le meilleur candidat de la liste, mais on fait avec ce qu’on a.
Diamantino, de Daniel Schmidt et Gabriel Abrantes (2018)
Alors là, pour le coup, en matière de pépite indé peu connue (mais quand même passée par la Semaine de la Critique en 2018), ce film foutraque portugais se pose là. Disons qu’on est sur une satire sur un footballeur superficiel qui accueille un réfugié qui dit être un ado du Mozambique alors qu’il s’agit en réalité d’une agente du FBI lesbienne qui enquête sur une opération de fraude menée par les sœurs jumelles de Diamantino. Le tout avec des chiots géants, de la fumée rose, et plus encore. Ça passe ou ça casse, mais si ça passe, vous pouvez découvrir un autre pan du cinéma footballistique.
Didier, d’Alain Chabat (1997)
Vous croyiez vraiment qu’on allait faire une liste de 10 films originaux sur le foot sans parler de Chabat en chien qui est le meilleur joueur de l’équipe du rabat-joie Bacri ? Vraiment ? On aurait pu citer une autre comédie culte, 3 zéros, qui comprend bien le milieu du football, mais on préfère sa première réalisation de l’ancien Nul, c’est comme ça.
Si ces actus vous intéressent, vous pourrez écouter notre épisode de lundi où on reviendra sur cette histoire d’association entre Apple et A24 sur fond d’IA, mais aussi l’affaire Thomas Lilti, la mort du nouveau film de Luca Guadagnino à cause d’OpenAI, une manière de se passer des distribs aux US, et le lien entre le dernier Spielberg et un film culte de Shyamalan.
LES FILMS À VOIR (ET À ÉVITER) CETTE SEMAINE
Parce qu’une image parle mieux que mille mots… Après, vous pouvez profiter de la fête du cinéma pour contrer la canicule avec des films des semaines précédentes — pour retrouver nos notes sur les films abordés dans l’émission, rendez-vous ici.
LES RECOMMANDATIONS CULTURELLES DE LA SEMAINE
Cette semaine, Alexis vous conseille l’émission qu’avait menée avec brio notre Nicolas Martin national il y a 10 ans maintenant, en 4 épisodes, dans Les Grandes Traversées, sur David Bowie. 4 fois 1h50, mais vous ne trouverez pas plus complet sur l’histoire de l’immense artiste.
Arthur, lui, vous recommande chaleureusement le deuxième volet de Beneath The Tree qui vient de sortir chez Ankama. Sorte de Dexter croisé à Petit Ours Brun, façon anthropomorphe mims, Samantha est de retour dans une aventure mêlant une certaine Monica et son frère disparu. Toujours aussi bien.
Et par un hasard de discussion et de blagues, Alexis et Arthur en sont arrivés à vous recommander également la dernière vidéo de MisterFox, premier volet d’une longue trilogie sur la vie, l’œuvre, le parcours et une facette peu connue d’un artiste qui fut un temps une giga star, avant de devenir le réac beauf qu’on connait : Jean-Marie Bigard. Oui, on sait, mais il faut nous faire confiance, la vidéo vaut le coup d’œil.
L’ÉPISODE ABONNÉ•E•S SUPERCAST, RIEN QUE POUR VOUS
L’avantage d’être abonné à notre compte Supercast est d’avoir chaque semaine un contenu supplémentaire, un bonus qui fait du bien. Ça peut être un éclairage par rapport à une adaptation, une errance du côté des séries, une diatribe pour défendre l’indéfendable, un entretien fort gênant ou une analyse audio de mise en scène (ça paraît contre-intuitif mais c’est assez génial, promis).
Cette semaine, Simon continue de creuser le sillon entre jeu vidéo et cinéma, en parlant du récent 007 : First Light, et en traitant notamment de la question du casting du James Bond, et des divergences entre la version filmée et la version vidéoludique.
Pour écouter l’épisode, il faudra s’abonner à notre offre Supercast juste ici.
UN PEU DE PATRIMOINE ?
Cette semaine, on fait la révolution, de la plus marquante des manières.
Le Cuirassé Potemkine, immense monument du cinéma, outil propagandiste qui s’est avéré être le manifeste du montage à la Eisenstein, fête ses 100 ans de la plus belle des manières avec à une double ressortie en salle grâce à Potemkine. L’occasion de décortiquer un film essentiel dans l’histoire du septième art.
Épisode à découvrir dès mardi, et dès ce samedi 27 juin pour nos abonné•e•s Supercast.
LE BONUS HEBDO
Chaque semaine, on vous concocte un petit bonus. Un truc en plus, à vous mettre sous la dent. Parce qu’on est comme ça, dans le don de soi, pour vous autres abonné•e•s. Et cette semaine, c’est simple mais on s’est dit que ça pouvait peut-être vous faire plaisir : on vous a concocté la liste Letterboxd des films de canicule de la newsletter de la semaine dernière, juste ici.
Et sinon, le lien vers notre compte Letterboxd RST est juste ici.
Merci de votre lecture, on se retrouve sur nos résals socials (Instagram, Bluesky ou TikTok), sur vos plateformes d’écoute de podcasts préférées et la semaine prochaine dans votre boîte mail.
Et gloire au ballon rond malgré tout.
